Le trouble dissociatif de l'identité reste mal compris malgré les représentations médiatiques
En un coup d'œil
- Le TDI implique deux états d'identité ou plus et des lacunes de mémoire
- Les médias représentent souvent le TDI comme lié à la violence
- Environ 1,5 % des personnes dans le monde sont estimées avoir un TDI
Le trouble dissociatif de l'identité (TDI) est un diagnostic psychiatrique reconnu qui est souvent mal représenté dans les médias et sur les plateformes en ligne, contribuant à la mécompréhension et à la stigmatisation.
Le TDI se définit par la présence de plusieurs états d'identité distincts et des épisodes répétés d'amnésie pour des informations personnelles. La condition apparaît dans le DSM-5 et est considérée comme rare et invalidante, ceux qui en sont atteints rencontrant des défis quotidiens en raison des lacunes d'identité et du fonctionnement altéré.
Les personnes vivant avec un TDI gèrent fréquemment une gamme de symptômes, y compris des flashbacks, des troubles du sommeil, de la panique et des difficultés relationnelles. Le trouble peut également être accompagné d'autres conditions de santé mentale telles que l'anxiété, la dépression, le trouble de stress post-traumatique, les troubles liés à l'usage de substances, les troubles alimentaires et les comportements d'automutilation.
La couverture médiatique a souvent sensationalisé le TDI, dépeignant les individus comme violents ou instables. Cependant, les preuves disponibles indiquent que les personnes atteintes de TDI ne sont pas plus susceptibles de s'engager dans la violence que la population générale. Ces représentations contribuent à des idées fausses persistantes et à la stigmatisation sociale.
Ce que montrent les chiffres
- Environ 1,5 % de la population mondiale est estimée avoir un TDI en 2024
- Le TDI est formellement reconnu dans le manuel diagnostique DSM-5
- Le TDI est généralement lié à un traumatisme sévère ou répété pendant l'enfance
Les plateformes de médias sociaux, en particulier TikTok, ont vu une augmentation des utilisateurs s'identifiant comme ayant un TDI, souvent sans évaluation clinique. Le contenu partagé en ligne sur le trouble est fréquemment peu fiable, représentant parfois mal les symptômes et minimisant les difficultés rencontrées par ceux qui souffrent de cette condition.
La dissociation normale est courante dans la population générale, mais le TDI implique des perturbations plus sévères, y compris des lacunes d'identité et une altération significative de la vie quotidienne. Vivre avec un TDI peut nécessiter de gérer des besoins concurrents entre différents états d'identité et de faire face à des laps de mémoire qui affectent des activités quotidiennes telles que le paiement des factures ou les soins personnels.
Les individus atteints de TDI font souvent face à des défis supplémentaires en matière de santé mentale, y compris des idées suicidaires et des envies d'automutilation. Ces symptômes, ainsi que les perturbations de la mémoire et les difficultés relationnelles, peuvent rendre le fonctionnement quotidien plus complexe pour ceux qui en sont affectés.
La recherche indique que le TDI se développe le plus souvent en réponse à un traumatisme sévère ou répété pendant l'enfance. Malgré sa faible prévalence, le trouble reste sujet à des malentendus, en particulier en raison de représentations inexactes dans les médias et sur les réseaux sociaux.
* Cet article est basé sur des informations publiquement disponibles au moment de la rédaction.
Sources et pour aller plus loin
- Self-Diagnosed Cases of Dissociative Identity Disorder on Social Media: Conceptualization, Assessment, and Treatment | Harvard Review
- Is Dissociative Identity Disorder Real? | Psych Central
- Dissociative Identity Disorder: A Misrepresented Diagnosis - Nami
- Life with Dissociative Identity Disorder | Psychology Today
Note : Les sources sont en anglais, donc certains liens peuvent être en anglais.
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