Cadre néo-royaliste appliqué aux modèles de politique étrangère de Trump
En un coup d'œil
- Le terme « néo-royalisme » a été introduit en 2025 par Goddard et Newman
- Le cadre se concentre sur des cliques d'élite et des réseaux personnalisés
- La politique étrangère de Trump est citée comme un exemple de néo-royalisme
Les chercheurs ont introduit le concept de néo-royalisme pour décrire des modèles dans les relations internationales, en se concentrant sur les réseaux d'élite et les structures de pouvoir personnalisées. Ce cadre a été appliqué pour analyser l'approche de la politique étrangère de l'administration de Donald Trump.
Le terme « néo-royalisme » a été publié pour la première fois dans un article académique par Stacie E. Goddard et Abraham Newman dans la revue International Organization le 20 novembre 2025. Selon les auteurs, le néo-royalisme décrit un système où un petit groupe d'hyper-élites, ou de cliques, extrait des ressources et du statut par des revendications d'exceptionnalisme.
Goddard et Newman affirment que ce modèle diffère à la fois de l'ordre westphalien, qui met l'accent sur l'égalité souveraine, et de l'ordre international libéral, qui repose sur des institutions basées sur des règles. Au lieu de cela, le néo-royalisme se concentre sur la hiérarchie, les réseaux personnalisés et la recherche de gains matériels ou de statut par des groupes d'élite.
Les auteurs appliquent ce cadre à l'administration Trump, notant que la politique étrangère de Trump reposait sur un réseau de membres de la famille, de loyalistes et de capitalistes d'élite. Ils soulignent que le premier voyage international de Trump a été pour rencontrer des dirigeants dynastiques au Moyen-Orient, qui, selon les auteurs, l'ont traité d'une manière conforme au modèle néo-royaliste.
Ce que montrent les chiffres
- Le terme « néo-royalisme » a été publié le 20 novembre 2025
- La première visite internationale de Trump en tant que président a été auprès de dirigeants dynastiques du Moyen-Orient
- Quatre sources médiatiques distinctes ont résumé ou rapporté sur le cadre
Les rapports médiatiques ont résumé le cadre néo-royaliste, mettant en avant les interactions de Trump avec les dirigeants du Moyen-Orient comme un exemple de ce système émergent. Selon Deutsche Welle, la préférence de Trump pour s'engager avec des « hommes forts » dans la région s'aligne avec l'accent néo-royaliste sur les réseaux d'élite et l'extraction de ressources.
Des explications supplémentaires de Newman, rapportées par Deutsche Welle et Mother Jones, clarifient que le néo-royalisme n'est pas centré sur des personnalités individuelles mais plutôt sur la gouvernance par des cliques d'élite organisées autour de dirigeants politiques. Cette approche opère en dehors des règles traditionnelles centrées sur l'État, l'État lui-même ne servant pas toujours d'acteur principal.
CRBC News décrit le néo-royalisme comme un style de diplomatie où les institutions formelles sont contournées au profit de négociations personnalisées. Ce style peut brouiller la distinction entre le message public et le branding, et mélanger les intérêts nationaux avec des opportunités privées, selon le rapport.
Une analyse supplémentaire de CRBC News note qu'en vertu de la logique néo-royaliste, les gouvernements étrangers peuvent se concentrer sur l'établissement de relations avec le réseau personnel d'un dirigeant plutôt que de s'engager avec des institutions officielles. Cela peut entraîner une volatilité, car les résultats peuvent dépendre de la loyauté et des connexions personnelles plutôt que des canaux politiques établis.
CRBC News souligne également les risques potentiels associés au néo-royalisme, y compris l'ambiguïté dans les engagements diplomatiques et l'instabilité lorsque les accords reflètent des signaux personnels plutôt que des politiques officielles. Le rapport indique que Goddard et Newman identifient la succession comme un défi particulier dans les systèmes néo-royalistes, car des obligations floues et des réseaux clientélistes peuvent compliquer les transitions de leadership.
* Cet article est basé sur des informations publiquement disponibles au moment de la rédaction.
Sources et pour aller plus loin
Note : Les sources sont en anglais, donc certains liens peuvent être en anglais.
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