L'essai Camupepimut ne atteint pas l'objectif principal
Camupepimut n'a pas atteint l'objectif principal de survie sans maladie dans l'étude AMPLIFY-7P, une étude de phase 2 impliquant 144 patients atteints de cancer du pancréas, selon les résultats publiés en ligne par Nature Medicine le 23 octobre 2026. L'essai a comparé le vaccin, également connu sous le nom d'ELI-002 7P, à l'observation.
Pour l'ensemble de la population de l'essai, la survie médiane sans maladie était de 23,8 mois parmi les receveurs du vaccin, contre 21,2 mois pour ceux assignés à l'observation. Le rapport de risque était de 0,85, avec une valeur P de 0,5329. Aucun des résultats n'a atteint les seuils prédéfinis de succès de l'étude : un rapport de risque inférieur à 0,70 et une valeur P inférieure à environ 0,10.
Camupepimut est une formulation prête à l'emploi combinant des antigènes peptidiques pour sept formes mutantes de KRAS avec CpG-7909, un adjuvant qui stimule l'activité immunitaire. Ses cibles antigéniques sont G12D, G12R, G12V, G12A, G12C, G12S et G13D. Dans l'essai de phase 2, la dose contenait 10 mg d'adjuvant avec 4,9 mg d'antigènes peptidiques.
Une attribution aléatoire a eu lieu en 2024, allouant 96 participants à camupepimut et 48 à l'observation. Les patients éligibles avaient subi une résection pour un adénocarcinome canalaire pancréatique de stade I à III portant une mutation KRAS. Ils devaient également ne pas avoir de récidive visible sur imagerie dans les six mois suivant le traitement locorégional standard. L'éligibilité nécessitait une mutation tumorale correspondant à au moins une cible du vaccin, mais ne dépendait pas de la détection d'une maladie résiduelle minimale.
Une analyse prédéfinie a couvert les 93 participants dont les résultats de ctDNA de base étaient négatifs. Dans ce sous-groupe, le groupe vaccinal n'avait pas atteint la survie médiane sans maladie, tandis que la médiane du groupe d'observation était de 21,2 mois. Le rapport de risque était de 0,51 et la valeur P était de 0,0280. À 18 mois, les proportions vivantes sans rechute étaient de 70 % pour camupepimut et 56 % pour l'observation. L'article indique que ces analyses de sous-groupes manquaient d'ajustement pour les comparaisons multiples et que l'essai manquait de puissance statistique pour tester si les effets du traitement différaient entre les sous-groupes.
L'article décrit également la justification de la délivrance de la plateforme vaccinale. Son approche amphiphile lie les composants du vaccin à des lipides qui se lient à l'albumine, dans le but d'aider ces composants à entrer dans les vaisseaux lymphatiques et à s'accumuler dans les ganglions lymphatiques, où les réponses immunitaires sont organisées. Cette justification de délivrance ne démontre pas, à elle seule, un bénéfice clinique de camupepimut.
* Cet article est basé sur des informations publiquement disponibles au moment de la rédaction.